Fantasy·Roman

Étions-nous prêts ?

illidanLe jumeau maudit, le traître, détenteur du crâne de Gul’dan, caniche préféré de Kil’Jaeden, Illidan le livre; sa vie, son œuvre.

Parmi nous, grands joueurs de Warcraft 3, qui ne s’est pas demandé ce qu’il advenait d’Illidan lorsqu’il passait en coulisses ? Notre torture prend fin, le livre y répond.
Ne soyons pas dupes, c’est une prémisse à Légion; c’est commercial, c’est téléphoné, mais on aime ça.

Un traître… En vérité, c’est moi qui ait été trahi. C’est moi que l’on pourchasse, c’est moi que l’on hait. Mes yeux aveugles voient ce que les autres ne peuvent voir. Que parfois, la main du destin, doit être forcée.

Illidan

Le livre prend l’histoire d’Illidan au début de Warcraft 3 : Frozen Throne, où Tyrande vient le libérer de ses geôliers. Nous le suivrons alors dans ses péripéties jusqu’au moment fatidique où nous lui bottons les fesses au sommet du Temple Noir.

Via ces épisodes de la carrière malheureuse d’Illidan, nous en apprenons beaucoup sur notre héros déchu préféré. Son tiraillement intérieur y est extrêmement bien développé tandis qu’il sombre peu à peu dans sa folie; fou ? Peut-être pas tant que ça. Découvrir les catacombes de son plan, sa motivation et ses doutes permettent de le cerner d’une manière bien plus globale et, franchement, on en finit par l’adorer; si ce n’était pas déjà le cas.

De l’autre côté, le personnage de Maïev Chantelombre tient un second rôle excellent. Nous la suivons dans son évolution tout le long de sa quête pour y voir sa détermination devenir obsession; sa dévotion en témérité et sa justice en vengeance froide et à tout prix. En viendrait-elle même à prendre le mauvais rôle ?

En sous-main, le build up se fait progressivement, le plan global d’Illidan prenant forme et chaque maillon de la chaîne apparaissant finalement. Akama y fait un clin d’œil récurrent et torturé; bizarrement en retrait malgré son rôle central.
L’évolution de l’histoire se fait de manière linéaire, sans surprise; plus un long agencement de faits qu’une réelle mise en apothéose des péripéties. Le côté épique prend du temps à venir. les épisodes de la Main de Gul’dan ou de la transformation en chasseur de démons, par exemple, nous projetant soudainement en avant. Et nous en ressortons même frustré, alors que notre seigneur lâche son supposé dernier soupir. << Mais enfin ! Maïev couché ! >>

À l’image de son personnage principal, Illidan est sombre et torturé. La psychologie de ses personnages y est complexe et rondement menée. Nous retrouvons l’Outreterre avec nostalgie et plaisir; dans mon cas une bonne grosse nostalgie des familles.
Apprendre autant de détails sur toute cette campagne est jouissif et l’on en pardonne même la neutralité de l’écriture. Et puis, on y découvre que le vrai ennemi n’est pas forcément celui que l’on pense.

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