Roman·Science-fiction

La surprise du quand tout est prévu

Je pensais que le titre de “père fondateur de la science-fiction moderne” formait un superlatif légèrement exagéré. Alors que je referme les dernières pages de cette oeuvre, le mot est faible, je réalise qu’il n’est qu’un doux euphémisme.jpg202017-07-0520acc802015_50_22

Le Cycle de Fondation 1, d’Isaac Asimov, est une histoire incroyable de cohérence, de subtilité et de richesse dont la traduction de Jean Rosenthal, harmonisée par Philippe Gindre en ce qui concerne mon édition, n’aliène en rien une écriture simple, mais pas simpliste, efficace, mais non pompeuse, et une fluidité captivante.

C’est au détour d’une vidéo Youtube que j’entends pour la première fois parler du Cycle de Fondation, alors que la personne en question cite un des apocryphes de Salvor Hardin, l’un des personnages principaux de ce roman. Par curiosité, et par confiance en ce youtubeur, et bien que la vidéo en question ne traite absolument pas de littérature de science-fiction, je me le suis procuré et… Quel Voyage !

Dans un futur bien lointain, mais pas si improbable, Isaac Asimov nous raconte une histoire qui pourrait être vieille comme le monde. L’apogée d’un empire qui est sur le point de péricliter et dont les politiques s’aveuglent et cherchent à nier l’affaire. Si on ne la voit pas, la maison n’est pas en feu. Tandis qu’une maigrelette partie de la population tente bon gré, mal gré, de sauver la culture et la science, fondement de la civilisation.

Au fil des pages, des sujets d’une profondeur méditative sont élaborés et adaptés à une époque et une culture fictives, mais dont on peut aisément faire l’analogie avec ce que nous vivons ici, sur notre bonne vieille Terre. Entre une manipulation de masse par une politique religieuse infantilisante, dont les représentants officiels y croient encore moins que les autres, ou encore quand les lois du marché et l’argent prévalent sur l’honneur, l’intégrité ou la justice.

« La violence est le dernier refuge de l’incompétence. »

Salvor Hardin

Dans une structure évolutive basée sur les grandes ères de la Fondation, Isaac Asimov construit son récit d’une main de maître et ne nous perd pas un seul instant. Nous nous captivons pour ces personnages subtiles et, parfois, machiavéliques, prêts à tout et dont l’audace ne manque pas de surprendre. Peut-être avec un peu trop de réussite ? Qu’importe ! Le Grand Hari Seldonavait tout prévu.

Même ce côté prophétique de l’histoire bénéficie d’une cohérence qui ne nous laisse même pas le loisir de la remettre en question. Que demander de plus ?

Cet ouvrage est un chef-d’oeuvre au sens propre du terme. Il m’a captivé, il m’a fasciné et je ne demande qu’une seule chose : en découvrir la suite !

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