Aventure·Drame·Fantasy·Film

Un vent de fraîcheur, mais on ne réinvente pas la roue

538779En tant que grand amateur des épopées Disney, je suis très content de cette ère de rajeunissement. Après Cendrillon, Le Livre de la Jungle subit ce souffle de jeunesse numérique avec un certain succès.

En soi, l’histoire est à peu de chose près exactement la même. Nous retrouvons toujours notre petit orphelin en culotte rouge qui traverse la forêt pour rejoindre le village des Hommes.

La compagnie se colore toujours d’une ménagerie hétéroclite, bien que les relations entre chaque personnage soient légèrement soit modifiées, soit exacerbées. En effet, on apprécie par exemple un développement bien plus complet et intéressant de la relation entre Mowgli et la meute de loups. Ou encore la place qu’occupe ladite meute au milieu de la faune de la jungle.

On retrouve, évidemment, les grands personnages du dessin animé d’origine : Balou l’ours négligent, le sage Bagheera et le dansant Roi Louis. Et même si, dans la version de 1967, on en vient à considérer Sher Khan comme le méchant un peu gratuitement « ouh, c’est le méchant ! » Ici, il pose directement le décor de par son apparence, ses actions et ses paroles. C’est lui le méchant et personne ne dira le contraire.

L’animation est excellente et les images sautent aux yeux avec délice, sous une musique très réussite. Qui n’a pas chantonné ou même dansé en entendant ces fameux airs qui ont baigné notre enfance avec une nouvelle orchestration du plus belle effet ?

Hélas, rien n’est parfait, surtout chez Disney. Bien que la musique soit agréable au possible, l’intrigue globalement plus sombre, plus violente, ne convenait plus vraiment à de jeunes enfants. Que faire alors ? Nous sommes chez Disney ! Autant dans l’original, les chansons prenaient une part importante et très sympathique, voire un primate de de 5 m de haut se mettre à chanter avec peu de conviction m’a déplu. Balou nous refait une énième prestation de son « Il en faut peu pour être heureux », mais cela crisse à nos oreilles. Cette touche enfantine sonne faux quand on la place au milieu de l’ambiance générale du film.

Cela jure d’autant plus lors du grand final. Un dénouement assez violent pour de jeunes yeux qui s’ancre pourtant dans un film pour jeune (trop jeune ?) public.

Ce Livre de la Jungle est une belle expérience, autant pour les nostalgiques que pour les néophytes. Néanmoins, trop en déséquilibre par rapport à ses prétentions, il est suspendu entre ce qu’il est et ce qu’il voudrait être.

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