Aventure·Fantasy·Roman

Simple et efficace, comme une hache au milieu du front

1605-lesnains1_orgUn roman de Fantasy centré sur les nains. Comment pouvais-je y résister ? Impossible. C’est donc avec une certaine excitation que je me suis plongé dans ce roman de Markus Heitz au titre sobre et évocateur.

Quand le 4e de couverture m’annonce, en citant PC Update, « un récit qui fera passer le nain Gimli du Seigneur des anneaux pour une danseuse », là, par contre, je me dis intérieurement : « ça va chier ». Je suis un inconditionnel du monde de Tolkien, je ne réponds plus de rien.

Et après toutes ces péripéties où nous suivons le nain Tungdil à travers tout le Pays Sûr, qu’est-ce qu’il m’en reste ? Gimli est-il prêt à faire des pointes dans le Lac des Cygnes ? Oui et non. Premièrement parce que je ne suis pas sûr de trouver ballerine à son pied. Ensuite, malgré la classe indéniable des nains de Markus Heitz, il ne faut pas pousser bobonnes dans les orties.

Dans un sens, je pense que l’on pourrait résumer ce livre à du fan service pro nain. Nous y retrouvons tous les clichés entendus, mais tellement jouissifs, sur les nains :

  • Détestent les elfes : check.
  • Boivent de la bière à outrance : check.
  • Sont les meilleurs forgerons : check.
  • Vivent sous terre dans des mines : check.
  • Sont avides d’or : check.

Ces fameux clichés, qui ne sont pas forcément pour me déplaire, frisent parfois le grossier. Cela manque de subtilité, mais un nain est-il subtil ? Et c’est là, pourtant, que l’auteur nous attendait au tournant.
Tout comme il était nécessaire d’inclure ces fameux traits communs à tous les nains dans l’imaginaire collectif; suite et grâce à M. Tolkien NDLR. Markus Heitz intègre également du nouveau.

Loin d’être une race de second plan, comme souvent, les nains prennent ici une dimension essentielle dans l’univers du roman. Ils sont les gardiens du Pays Sûr. Ce rôle ne les flatte pas forcément vis-à-vis des autres races qui, apparemment, s’en tamponnent royalement. Mais tout de même. En plus, cette petite étincelle d’allégresse quand ils partent à la bataille dans leurs armures rutilantes ou quand leur savoir-faire au maniement des haches coupe un orc en deux temps, trois mouvements. Qu’est-ce qu’on aime ça !

Et puis, tous ne sont pas des guerriers belliqueux. Certains fomentent des assassinats perfides, excellent dans le commerce ou la diplomatie, ou encore manient leur langue aussi précisément qu’un ciseau à pierres précieuses. Et c’est ça que j’aime dans ce roman: ce sont des nains, mais pas que.

De plus, comme il faut bien parler du reste, il n’y a pas que des nains après tout, l’univers garde une certaine cohérence et une grande richesse, sans pour autant être complexe. L’intelligence de choisir un personnage principal qui doit faire son initiation dans ce monde inconnu pour lui, et pour nous. Tungdil découvre le Pays Sûr pour la première fois, comme le lecteur. Il n’y a pas à dire, cela facilite grandement la tâche.

Un bon roman de Fantasy, comme les aime, avec tout ce qu’on aime dans ce genre. Peut-être que Markus Heitz a-t-il compris que, pour bien faire, il ne faut pas forcément faire compliqué ?

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.