Drame·Policier·Série·Thriller

Un divan, une tasse de thé et un révolver

Eh bien, voilà, je suis finalement arrivé au bout de ce fameux Mentalist. Je suis content d’être venu. Quelle aventure !71k21anzadl-_ri_

  • Le pitch de départ

Pour les quelques hommes des cavernes qui n’ont pas entendu parler de cette fameuse série très (trop) populaire, Patrick Jane est un mentaliste. C’est-à-dire un maître de la suggestion et de l’étude du comportement. À sa palette de talents s’ajoutent également l’hypnose, la repartie, faire du thé, le cynisme et un sens de l’observation à toute épreuve. Un jour où il faisait le malin à la télévision en se faisant passer pour un médium, la personne ciblée, John le Rouge, a pris la mouche et assassiné la femme et la fille de notre héros, dans un bain de sang en bonne et due forme. Le fripon !
Finalement sorti d’une dépression aiguë assommée de médicaments, il y a de quoi, Jane se joint aux forces du FBI californien pour élucider crime sur crime avec pour finalité d’arrêter le sacripant, auteur de son malheur.

Tout histoire a un début. Celui-ci en vaut un autre. Une vengeance terrible sur fond de justice quotidienne, pourquoi pas après tout ?

  • Au fil du temps

À l’époque, c’était neuf. Nous n’avions pas encore eu les « Lie to me », « Castle » ou « White Collar » et consorts qui nous offraient les talents d’un quidam surdoué se mettant au service des forces de l’ordre.
Et on s’accroche dès les premiers épisodes. Comment résister aux frasques de notre blondinet, qui, apparemment, possède un sens de la logique imparable, dont sont dénués ses coéquipiers, et résout avec un cynisme et une aisance amusée les crimes à tour de bras.

Et c’est peut-être là qu’est le premier problème. Au fil des épisodes, une question fait son chemin et ne nous lâche plus : comment le CBI faisait avant l’ère Patrick Jane ? Sincèrement, ils ne sont pas bien méchants, mais quand on voit ce que notre mentaliste fait avec une facilité déconcertante, on ne peut s’empêcher de se demander ce que ces agents feraient sans lui.

Heureusement, le stoïcisme de Cho, la plastique gracieuse de … Grace et la bonhomie de Wain, le tout supervisé par l’imperméable Lisbon fait le boulot. Loin de casser des briques, l’équipe nous offre ce que nous cherchons : du divertissement relativement intelligent, bien moins bête que le commun de la télévision moderne.

  • À vos marques, prêts, partez !

7 saisons. C’est un long marathon semé d’embûches que de faire le pèlerinage menant à John le Rouge. Hélas, le voyage peut s’avérer ennuyeux par moments. Les paysages sont beaux et les covoitureurs sympathiques, mais l’on ne peut vraiment compenser certains épisodes dont la présence est au moins superflue, voire inutile.
Le pire est que cet enlisement du synopsis ralentit une intrigue prenante, à savoir l’arrestation de John le Rouge, les épisodes finaux de chaque saison offrant un coup d’accélérateur bienvenu et palpitant.

  • Rester sur sa fin

Jusqu’à la saison 6.

Cette saison 6 marque le moment où, m’est avis, les producteurs se sont dits : « merde, il faudrait bien passer la deuxième ». En 8 épisodes, c’est plié. Ouch.
Et maintenant ? Comme on dit dans l’informatique :  » dans le doute, reboot ». Tant que la vache a encore un peu de lait à tirer. L’idée était, ma foi, pas si mauvaise que ça. Le CBI devient FBI, les pions bougent de place, mais restent sur l’échiquier et le roi blond garde sa place. Forcément, il faut garder l’église au milieu du village. Tenter de corriger les défauts pour donner un coup de jeune à la série s’avérait judicieux. Cependant, le faire au milieu de la 6e saison, c’est un peu tard, le public est déjà lassé.

Et ça sent l’échec. Cette tentative de réanimation n’aura que précipité la mort d’une série qui aurait pu se payer une fin avec panache et qui, finalement, périclite dans la douleur. Je ne commenterai même pas la dernière saison où l’on bash à travers la psychologie des personnages pour offrir un happy ending à la Disney.

Et finalement, que penser de ce Mentalist ? Malgré le fait qu’il repose uniquement sur la performance de Simon Baker, que certains (trop) d’épisodes sont interchangeables et n’apportent rien et que certains acteurs le sont tout autant, on passe un excellent moment. Les répliques bien senties, l’intrigue générale et l’affection que l’on développe pour les personnages titillent notre intérêt jusqu’à fin. Lorsque le dernier générique défile, on éteindra notre téléviseur avec un demi-sourire : « Bah, c’était quand même chouette ».

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