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Quand ce n’est pas fou, mais qu’on aime malgré tout

30327Adapté du jeu de story telling éponyme, Fate/Stay Night est un anime nous racontant l’histoire de la 5e Guerre du Graal où devront s’affronter 7 magiciens, le gagnant recevant un tour gratuit et un souhait au choix.
Pour s’affronter, nos magiciens reçoivent l’aide de Servants, héros des temps jadis (ou pas), qui doivent se zigouiller entre eux jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Et là, paf, ça fait des Chocapics !

Dans un lointain passé, épris par ma passion de faire les choses dans le désordre, je m’étais penché sur le cas de Fate/Zero, prequel à celui-ci. Je n’y reviendrai pas. D’un, ça fait longtemps. De deux, ce n’est pas la question. Cependant, seul détail que je révélerai : bordel qu’est-ce que c’était bien.


C’est donc avec une excitation modérée que je me suis lancé dans ce Fate/Stay Night, avide de connaître le pourquoi du comment de qu’est-ce qui s’est passé après qu’il y ait eu tout qui pète bordel.

Qu’en reste-t-il, si pas de nos amours, de cette série honnête de 24 épisodes d’une animation fort sympathique et agréable à l’œil ? Plusieurs choses. Encore heureux, la critique en serait bien amoindrie.

Très gros problème sur le personnage principal qu’est Emiya Shirou : on a envie de lui coller une baffe au moins trois fois par épisode. Je ne sais pas si ce trait de caractère lui vient du jeu vidéo, mais ici, ça passe mal. Peu subtil et très buté, il a tendance à devenir pénible dans ses choix et sa mentalité.
Mise à part lui, le reste est sympathique tout au plus, certains sortant plus du lot. Dommage que les plus intéressants ne sont pas forcément ceux qui sont le plus développés.
Certains passent même totalement au bleu et l’on a juste envie de les remercier d’être passé, un peu comme cet illustre inconnu que l’on rencontre en soirée : on ne sait pas qui il est, on ne sait pas d’où il vient, mais bon, c’était cool de le voir.

Recevoir un souhait sans limite, c’est bien. Cela ouvre le domaine des possibles. Hélas, les objectifs de nos héros, ou autres, se perdent d’eux-mêmes et l’on ne comprend pas vraiment les motivations à gagner le précieux trophée. Parfois même, un petit je ne sais quoi, mais je sais que quelque chose manque, flotte et nous perd un peu. Et on finit même par tomber dans le pathétique romantique sur la fin, histoire de faire vibrer la corde sensible ! C’est irritant.

Heureusement, les tous derniers épisodes rattrapent énormément, selon moi, et les personnages gagnent enfin en profondeur et en intérêt. Shirou subit l’intervention miraculeuse et vire enfin sa cuti pour prendre un peu d’aplomb, il était temps ! La série est presque finie…

Au final, on se laisse quand même prendre au jeu et on passe un bon moment devant ce qu’il convient d’appeler un anime bien sympathique. Les combats ne sont pas épiques, mais classes. Les personnages ne sont pas passionnants, mais ils intéressent. Le dénouement n’est pas fou, mais fait preuve d’une certaine beauté mélancolique où se glisse une morale, peut-être rabâchée, mais qui se laisse apprécier.

I am the bone of my sword.

Steel is my body and fire is my blood

I have created over a thousand blades

Unknown to Death, Nor known to Life.

Have withstood pain to create many weapons

Yet, those hands will never hold anything

So as I pray, unlimited blade works.

Fate/Stay Night – Archer

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