Roman·Science-fiction

Tout est prévu, mais …

9782070360550Le tome 2 : check.

C’était avec fébrilité que je me plongeai à nouveau dans l’univers d’Isaac Asimov. L’excitation et la fascination du premier tome furent telles qu’il ne pouvait en être autrement.

Nous sommes ici pour la suite des aventures de la Fondation face à l’adversité de l’univers. Toujours mue par les calculs complexes de Hari Seldon, son fondateur mort depuis des siècles, elle navigue dans la mer houleuse de la politique intersidérale, se complaisant dans un confort qu’elle pense assuré.

Le leitmotiv de l’Histoire de la Fondation est toujours basé sur les crises Seldon, amicalement baptisée ainsi car, en général, c’est la merde, mais Seldon a tout prévu, donc ça va aller. C’est magique et c’est pour le lore.

Contrairement au premier tome, qui nous offrait une petite volée de crises à gérer, celui-ci se concentre sur deux crises, mais pas des moindres. Ce changement de traitement possède évidemment un point très positif : le développement.

Ici, nous avons le temps de voir des personnages et de les suivre. Peut-être pas encore autant que certains le souhaiteraient, mais, que voulez-vous, on ne peut jamais faire l’unanimité.
L’atmosphère, les lieux et l’intrigue en profitent également, même si cette dernière abandonne son côté prophétique et prend une tournure beaucoup plus logique. Ce qui n’est pas forcément un mal.

Psychologie des personnages oblige, apparaît enfin une critique plus palpable de notre société et de nos mentalités. Cela a été écrit dans les années 50, certes, mais certaines choses restent bien d’actualités, la paperasserie à outrance comme moindre exemple.

Personnage dites-vous ? Je m’y suis beaucoup moins attaché. Autant le cynisme de Mallow ou l’effronterie d’Hardin dans le premier tome me parlaient énormément. Autant, ici, les protagonistes me semblent plus oubliables. Pour dire, je ne me rappelle même pas des noms de ceux de la première intrigue et j’ai dû creuser pour rafraîchir ma mémoire.

Pour l’anecdote, j’avais bien ri en voyant le putsch féministe sur le premier tome. À croire qu’Isaac Asimov l’avait senti venir et s’est cru obligé de mettre une femme forte comme personnage principal dans celui-ci. Bien l’en pris, c’est probablement le personnage le plus réussi du livre.

La fluidité de la lecture est toujours incroyable et l’on cavale à travers les pages, toujours avide de connaître la suite. La diversité des mondes s’étoffant, le côté dépaysement est un peu plus de la partie et l’on apprécie particulièrement ce mélange de retours à la « barbarie », comprendre une absence de technologie, et de techniques de pointe. Enfin, un vrai voyage galactique au rythme de saut dans l’hyperespace rasant les étoiles. Quelques retournements de situations appréciables, sans être effarants, animent ce que ce tome est avant tout : un voyage sur fond de politique interstellaire.

Par contre, un peu nombriliste l’Asimov. L’univers n’est, semble-t-il, peuplé que d’humains. Tenace comme bestiole !

À l’heure des comptes, un excellent roman, que j’ai apprécié presque autant que le premier, d’où le rabaissement de la note. Un changement de narration, de développement et un retournement imprévu font que l’on passera un excellent moment en toute simplicité.

Je lorgne d’ores et déjà le tome 3 dans ma bibliothèque.

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