Action·Film·Science-fiction

Un remake PEGI 13 … pourquoi pas ?

Soyons honnête : les films de 1995 et 1997 ne furent pas folichons. Certes, pour le gosse que j’étais, il s’agissait probablement des meilleurs films de l’univers, mais rétrospectivement, oula. Donc, en soi, pourquoi ne pas essayer de rendre ses lettres de noblesse à une série qui a bercé les têtes blondes des années 90, dont je fais partie.

J’ai rencontré Dean Israelite au détour d’un Project Almanac qui m’avait passionné. Lorsque j’ai vu son sceau sur ce Power Rangers dernier cru, j’ai pensé que cela pouvait valoir le détour. Alpha, qu’en est-il ?

Il y a très longtemps, au temps des dinosaures

Quitte à relancer la licence, le film propose de faire ça dans l’ordre en offrant une origine à nos héros en collant préférés. À cela, je n’ai rien de spécial à ajouter. Cette origine en vaut une autre et permet d’expliquer les événements du film avec cohérence, même si les puristes de la série pourront contester.

Ce que beaucoup semblent reprocher au film est sa lenteur et son atmosphère. Que Dean ait choisi une ambiance plus sombre à la Chronicle, oui la comparaison ne s’arrêtera pas là, pourquoi pas après tout ? Les fans de la franchise tournent dans les 30 ans aujourd’hui, il faut s’adapter à son public. Premier d’une série, il est normal de poser la situation, l’univers et tout l’orchestre, il est alors compréhensible que cela prenne du temps. Cependant, il est vrai que le film entre dans une boucle assez pénible autour du morphing de nos héros; il n’était pas nécessaire de tortiller de l’arrière-train pour viser droit.

Force rouge, force bleue, force noir et blanc

Que ne serait Power Rangers sans ses ados “with attitude”. Ce film ne fait pas défaut à ce pilier et nous offre une escadrille de jeunots au charisme quasi inexistant, un peu gentillet sur les bords et qui mettent du temps à nous convaincre. Heureusement Bryan Cranston et Elizabeth Banks offrent une prestation 5 étoiles.

Mais portent-ils vraiment tout le film à eux seuls ? Je pose la carte Syndrome de Star Wars VII, oui monsieur. Le choix ici est de prendre des petits jeunes, pour ainsi dire inconnus du grand public, et de les catapulter dans une licence culte. Et n’est pas Daisy Ridley qui veut. Ils sont honnêtes dans leurs rôles, mais manque de maturité. Rien d’irréparable heureusement. Je salue quand même le petit Billy (RJ Cyler) qui, même s’il est agaçant par moments, propose un comic relief très sympathique.

Un, deux, trois, un, deux, trois

La réalisation, l’histoire et le casting expédié, que restent-ils de nos amours ? Est-ce vraiment un Power Rangers comme on l’attendait ? Non. C’est clair, net et précis. L’ambiance est drastiquement différente, ainsi que les enjeux. Ici, c’est du sérieux, pas un show pour enfants du samedi matin. Détenteur d’une belle promesse si les défauts sont corrigés dans le second volet, pour le peu que l’oisillon ne soit pas d’ores et déjà mort à peine sorti de l’oeuf. La fibre nostalgique ne vibre qu’à peine. Quand vous y pensez, quel est l’un des éléments les plus iconiques de la série ? Le générique pardi ! Ce fabuleux “Go Go Power Rangers !”, suivi d’un solo de guitare électrisant. Et il est bien là ! Au moment propice, bien sûr. La chair de poule, les cheveux qui se hérissent, mais que c’est bon ! Pour 5 sec. Une attente interminable pour ça ? Le plus précoce de tous les puceaux. L’instant de grâce aussitôt fauché en plein vol.

Donc, mon cher Dean, fais-moi plaisir : résous ces problèmes de rythmes, donnes un peu d’attitude à tes ados et, surtout, case nous ce foutu générique ! Merci.

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