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Quand le jeu devient la réalité ou la réalité un jeu : Sword Art Online – Saison 1 de Reki Kawahara

Je ne me rappelle plus quand j’ai regardé un anime jusqu’au bout. Je pense qu’il s’agissait de Full Metal Alchimist : Brotherhood – excellent titre au passage, si vous ne l’avez pas vu, vous savez quoi faire.

De ce fait, j’étais surexcité à l’idée de pouvoir enfin me replonger dans l’univers fabuleux des animes – merci à un petit voyage en Suède pour le boulot.

Longtemps entendu, jamais vu, mon dévolu s’est posé sur Sword Art Online de Reki Kawahara que j’ai goulument « binge watché » en 2 jours, la saison 1 du moins. Probablement comme beaucoup avant moi, je vais diviser mon avis en deux : la première partie sur le premier arc de la saison et le deuxième … sur la deuxième. Bien joué Adri.

Pour la petite histoire, SAO se passe dans un MMORPG – Meuporg pour ceux qui sont fans de France 2 – en réalité virtuelle. Notons bien qu’une fois connecté, notre corps est en stand-by vu que notre cerveau gère notre personnage. Mais pas de chance Madame Chombier ! Le programmeur de SAO a décidé de partir en furie sanguinaire : les joueurs ne peuvent pas se déconnecter et s’ils meurent dans le jeu, ils meurent dans la vraie vie. Seule solution, battre le jeu. C’est bon, on tient le pitch ? Passons à la suite alors.

Aincrad quand tu nous tiens !

La première partie de la série se passe dans le monde virtuel de SAO l’Aincrad, un château volant composé de 100 niveaux que les joueurs doivent terminer pour sortir.

Je ne vais pas m’éterniser sur l’histoire, car je pense que cette partie vaut vraiment la peine d’être vue et découverte par soi-même. Beaucoup disent qu’elle est la plus réussie des deux et je peux comprendre pourquoi.

La vraie réussite réside dans l’évolution du personnage principal, qui pourtant s’en prend plein la tronche par moments de la part des spectateurs. Kirito, notre héros, commence le jeu en solitaire. Cette décision réside principalement dans son idée que les autres pourraient le freiner dans son objectif de vaincre le jeu.

Ce point de vue évolue au fil de l’histoire d’une manière très intéressante. Les choix de Kirito vont toujours être orientés dans la même direction, finir le jeu, mais pour des raisons différentes. Cette évolution est très bien amenée et le rend d’autant plus attachant.

À l’origine car il est un « beater » – joueur voulant battre le jeu par lui-même – qui ne veut qu’on lui mette des bâtons dans les roues. Pourtant, il revoit sa position sur ce que peuvent lui apporter les autres et tentera même de se lier à certains autres joueurs. Un choix qui le blesse d’autant plus profondément et le plonge plus profondément dans sa solitude. Il s’isole afin que personne ne soit blesser par sa faute.

Il ne fait exception à cette règle qui s’il est persuadé que ses membres de « party » – groupe de joueurs – ne peuvent être blessés. Cependant, il revoit cette position lors de sa rencontre – au nouveau, donc rerencontre ? – avec Asuna, haut gradée de la guilde la plus puissante du jeu. Vous l’aurez compris, c’est la touche romantique qui se met en place.

Elle réussit même à venir à bout de sa carapace de solitude. C’est alors qui Kirito, de loup solitaire, devient un protecteur qui doit finir le jeu pour sauver celle qu’il aime. Cela sonne cliché, dit comme ça, mais c’est si bien amené que ça passe crème.

Si le combat final m’a malgré tout posé quelques problèmes de part son manque d’intensité ou son incohérence quant à la possiblité de transcender la machine par le pouvoir de l’amour, la scène de fin offre une clôture magistrale à ce premier arc.

Cette première partie vaut vraiment la peine d’être vue, autant pour ses questionnements sur « qu’est-ce que le réel ? » – #MorpheusForever – ou comment nous construisons nos buts et nos attentes vis-à-vis des autres.

Is this real life ?

Une fois libéré, Kirito s’empresse de retrouver et concrétiser son amour virtuel dans la vie réelle. Hélas, rien ne se passe comme prévu et Asuna est toujours inconsciente.

Cette deuxième partie nous montre alors comment il va la retrouver dans le jeu qui a pris la suite de SAO et l’en libérer.

C’est alors que cette seconde partie a le malheur de se prendre les pieds dans le tapis. Bien que l’aspect psychiologique reste intéressant, au demeurant, l’histoire en elle-même se cogne contre les murs.

Loin de l’action et de la tension de la première partie, y sont introduites des notions d’amour plutôt louche et une redondance d’intrigue par rapport au premier arc peu stimulante. Je n’oserai même pas vous parlez de l’apparition d’un fan service dérangeant ou d’une scène qui verse franchement dans l’hentai – TENTACULES !

Le grand méchant est un grand méchant parce qu’il est grand méchant – Ah Ah je suis le méchant, je veux contrôler le monde – ridicule, voir grotesque. De plus, son plan machiavélique, une technique incroyable pour contrôler le cerveau, fait un grand plouf et sa menace ne reste que théorique vu que nous ne la voyons jamais en action.

C’est donc avec une certaine déception que le grandiose et la maîtrise du premier arc laisse place à une maladresse de série B. De plus, les sujets profonds abordés sont un peu malaisants, du moins pour moi.

Cette deuxième partie est donc la triste preuve que certaines personnes ne savent pas s’arrêter quand il faut, car, malgré certains aspects intéressants, elle a un goût plutôt fade après la réussite de la première.

Log Out

En fermant l’onglet du dernier épisode, je me souviendrai d’avoir passé un très agréable moment devant ce Sword Art Online. Loin d’être un chef d’oeuvre, il a le mérite d’avoir une histoire bien structurée, des personnages attachants et de proposer un questionnement intéressant au beau milieu d’un monde merveilleux.

Bien que déçu par la deuxième partie, je le recommande volontiers à ceux qui souhaitent un divertissement bien structuré qui permet de se poser des questions et d’y trouver des réponses sans avoir une maîtrise de psychologie.

Monsieur Kawahara, beau boulot !

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