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Qui est l’otage de qui ? – Money Monster de Jodie Foster

onesheetAujourd’hui, mon cher Gaston, nous règlerons le cas de Money Monster. Outre le fait de nous proposer une nouvelle version du duo George Clooney – Julia Roberts, ce film est réalisé par Jodie Foster. Cela m’excite, vois-tu, car déjà que j’adore cette actrice sur bien des points (intelligence, charme, charisme, talent, classe, elle parle français, …), je n’ai encore jamais eu la chance de voir une de ses réalisations – mis à part l’épisode 22 de House Cards vu que je les ai tous vu !

Allez, je vois que tu trépignes, on va tout de suite passer au vif du sujet.

Que nous raconte ce Money Monster ?

Nous découvrons notre Georgie en animateur d’une émission où il donne des conseils pour investir en bourse. Si, comme moi, ton estime de ce genre d’activité ne vole pas très haut, tu comprendras très vite que j’ai eu une première impression assez acide sur le sujet traité.

C’était peut-être le but recherché ?

Qui parmi nous n’a pas un certain mépris pour ces requins qui jouent avec des sommes d’argent virtuelles totalement invraisembables et qui, parce qu’ils n’ont pas eu leur turlutte du matin ou ont bu un café de trop, peuvent foutre tout un pays, si pas la planète entière, au quatrième dessous ?

Du coup, le personnage de Lee Gates (George Clooney) m’a fait tiquer. Derrière la caméra, à la production, la charmante, néanmoins mordante, Patty Fenn interprétée par Julia – oh Julia ... Dans l’émission du jour, ils se devaient de remonter le moral des troupes. En effet, l’une des plus rentables sociétés cotées en bourse s’était lamentablement vautrée la veille, faisant perdre des sommes colossales à des milliers de gens, dont des Américains. Et c’est donc là que la partie déraille.

L’un deux, Kyle Budwell, interprété par Jack O’Connell, a décidé de venir payer une visite à notre duo de stars et de prendre tout le plateau en otage. Gilet d’explosif, révolver, balles réelles, esprit un peu timbré sur les bords, tout y est pour faire une crise bien en ordre.

635984564870775110-df-02210-rComme l’on peut s’y attendre le couple G-J fonctionne à merveille, à la même hauteur que dans Ocean 11. Si pas mieux ? M. Clooney nous propose un panel d’émotions allant du rire aux larmes, de l’homme sûr de lui à celui qui perd les pédales.

De son côté, Julia Roberts représente une femme forte, du moins se montre-t-elle forte la plupart du temps. C’est un personnage qui lui va très bien et qu’elle mène comme une cheffe. Elle passe de sa zone de confort à la perte totale de contrôle, puis elle revient plus brave que jamais et reprend les choses en main avec une prestation plus que convaincante.

Jeff et Patty sont très bien écrits et leur complicité, construite après des années d’émissions ensemble et plus si affinités, se sont dès les premières minutes et l’on ne peut s’empêcher de les aimer.

Vient alors le trouble-fête Kyle qui débarque. Ah, il donne le change le garçon. Je veux dire, en tant que mec complètement barré, il donne très bien le change. Bien qu’au début, je n’ai pu m’empêcher de me dire « quel abruti », les revirements de l’intrigue le descendent petit à petit de son socle de méchant et l’on en vient même à le prendre en pitié et à s’attacher à lui.

Car, oui, bien entendu, ce n’est pas le preneur d’otage, le vrai méchant de l’histoire. C’est bien évidemment ces méchants boursiers, et un en particulier. Surpris ? Absolument pas et c’est le premier point négatif – diras-je – de ce film : on s’y attend. Il n’y a pas de réelle surprise le long de l’intrigue. Vraiment ?

Transition ficelée, j’en viens au point que j’ai sincèrement adoré dans ce film.

Outre les performances des acteurs qui sont excellentes, Jodie Foster a réussi à me surprendre dans un oeuvre que je pensais deviner de A à Z; pas sur l’intrigue en elle-même, mais sur les événements.

Vois-tu, Gaston, avec le temps, je commence à humblement m’habituer à la tournure d’un film. Le gentil arrive à ce moment-là, le méchant ensuite, dialogue, le méchant va dire quelque chose comme ça et le gentil de lui repondre qu’il n’abandonnera jamais. Je ne te fais pas un dessin, tu connais la chanson des films prémâchés, tu regardes aussi des Marvels.

Eh bien, ici, bien que cela arrive, on n’y coupe pas, il y a également énormément de moments imprévus, où les dialogues ou les actions sont en contre-rythmes avec les habitudes. Quelles en sont les conséquences ? De l’humour parfaitement placé, dosé et qui allège une histoire, somme toute, assez lourde.

En simple exemple, notre preneur d’otage est questionné par Jeff, évidemment, et on s’attend à ses réponses. Et puis, alors que l’on pense qu’il va révéler un plan machiavélique, une stratégie de maître, comme on le ferait dans beaucoup de films de ce genre, nous obtenons un simple « Je sais pas« . Ah moi, ça m’a séduit. Ouais.

Tu l’auras donc compris mon Gaston, j’ai beaucoup aimé ce Money Monster. Il nous offre des performances d’acteurs aux petits oignons, une histoire intéressante au demeurant, des personnages très bien construits et dont l’intrigue fait totalement évoluer le statut et des scènes tantôt poignantes, tantôt légères. Une très bonne première expérience du talent de réalisatrice de Jodie Foster. Vivement la prochaine !

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